Une belle italienne dans toute sa splendeur : incomparable avec les multiples japonaises que j'ai pu avoir à l'époque !
Au tout début des années 90 j'avais déjà reconstruit une quantité de motos accidentées récentes, et c'est en me rendant dans une casse du 95 que je suis tombé sur deux jumelles accidentées.
Fort de mon expérience j'ai tout de suite vu qu'elles se complétaient ! Mais en allant les acheter je me suis rendu compte qu'une était déjà parti... et merde ! Je parviens finalement à récupérer l'adresse de l'acheteur et j'ai été négocié le rachat de l'épave : je crois qu'il était au final bien content de s'en débarrasser vu l'ampleur des réparations et le prix exhorbitant des pièces détachées. C'est ainsi que j'ai pu remonter une moto strictement d'origine, après avoir fait passer le cadre au marbre.
J'ai pu découvrir une moto de caractère et exceptionnelle : du coup j'ai un petit peu compris pourquoi le tarif était 72000 francs en 90. Il faut dire que le 900 ie Lucky explorer série limitée à 1200 exemplaires etait vraiment une moto de qualité : échappement inox, amortisseur holins, jantes brembo, cadre périmétrique, boucle inférieure du cadre en aluminium, bras occilant en aluminium, réservoir Acerbis avec trappe de remplissage aviation, maître cylindre de frein et d'embrayage brembo , carénage en mousse noir (je crois que c'est de la mousse polyuréthane comme les pare-chocs de Porsche 928 !).
Pour l'anecdote, les 1200 exemplaires de la série limitée n'ont pas été vendu en taotalité : il y a eu environ 1000 bécanes vendues dans le monde les autres ont été renvoyées à l'usine. Ah oui la moto était quand même vendue avec un porte-clé en argent numéroté avec le numéro de série de la moto !

