La routière sport des années 80 !
Au tournant des années 80, le marché moto entame une véritable mutation : les constructeurs cherchent à développer des bécanes capables de concilier performance, confort et polyvalence. C’est dans ce contexte que Kawasaki dévoile la Z 750 GT, une variante "pépère" des réputés modèles Z : elle adopte donc un esprit routiet (GT) sans pour autant renoncer au tempérament sportif cher à la marque nipponne.
Origines et positionnement :
La Z 750 GT apparaît comme un avatar de la Z 750 E, avec laquelle elle partage la base de sa mécanique. Kawasaki veut alors proposer une moto qui se situe entre la pure sportive et la routière classique, en proposant une offre alternative plus abordable et moins "mastoc" que les 1000 ou 1100 cm³.
Un 4 pattes généreux :
Sous le réservoir, on découvre un moteur 4 cylindres en ligne refroidi par air de 738 cm³, alimenté par 4 carbus Mikuni de Ø34 : issu de la Z 750 E, il développe près de 80 CV, de quoi offrir des accélérations nettes et une vitesse de pointe tutoyant les 200 km/h.
Souple à bas régime, il devient plus violent passé la barre des 6 000 tr/min, typique du caractère Kawa de l’époque.
La transmission secondaire par cardan (rare sur une moto de cette catégorie) est l’un des points forts de la GT : elle minimise l’entretien et améliore la fiabilité sur de longues distances, tout en apportant un confort de conduite supplémentaire.
Partie-cycle :
La Z 750 GT table sur une partie-cycle éprouvée : cadre double berceau en acier tubulaire, fourche télescopique et deux amortos AR réglables.
Le freinage est assuré par 2 disques à l'AV & 1 disque à l'AR : gage de sécurité à une époque où toutes les brêles n’en étaient pas encore équipées.
Avec ses 235 kg à sec, cette bécane n’est pas la plus light de sa catégorie, mais sa stabilité sur route et sa capacité à encaisser les kms sont généralement appréciées par les motards.
Confort de conduite :
La position de conduite, plus "verticale" que sur les Z sport, permet de rouler longtemps sans fatigue musculaire excessive : en revanche, ce type de position couplé à l'abscence de carénage, ne permet pas de rouler très longtemps à grande vitesse sans traumatiser le haut du corps du pilote (buste, bras, cou). Après, si tu as les bras de Stallone & le cou d'un taureau... pourquoi pas ?!
Une moto attachante et recherchée :
Commercialisée pendant une période courte, la Kawasaki Z 750 GT reste une moto assez rare sur le marché de l’occasion. Elle a marqué les esprits par son équilibre entre sportivité et tourisme, son moteur endurant et sa transmission par cardan qui en faisait une routière fiable.
De nos jours, elle attire les passionnés de motos classiques qui recherchent une machine au look Eighties, avec le charme des mécaniques simples et robustes.