A l'aube des 80', Suzuki fait face à un problème d'image sur le marché européen : alors que ses concurrents nippons proposent déjà des modèles plus "sexy", Suzuki reste scotché à un design quelque peu pataud qui ne fait pas vraiment rêver.
Certes, le constructeur jouit d'une renommée certaine concernant la fiabilité de ses motorisations (notamment l'increvable moteur GSX) mais, niveau look, c'est pas fou voire tristounet : il manque toujours un brin de folie, de talent et d'innovation dans le dessin.
Pour la robe de sa future Katana, Suzuki confie le projet à un designer allemand qui ne va pas faire dans la dentelle en taillant chaque ligne, chaque courbe, à la serpe... que dis-je au sabre !
Ainsi, lors de sa présentation au salon de Cologne en 1980, l'iconoclaste Katana surprend la communauté. Enfin, c'est un euphémisme car tout le monde est litéralement sur le cul ! Et, même si elle trouve nombre de spécialistes détracteurs, les fans de la marque adhèrent en grande majorité.
Dès sa commercialisation en 1982, la Katana s'arroge le titre de "moto de série la plus rapide du monde" avec une pointe à 230km/h. Certes, Suzuki a sorti une bête de course, mais le monstre s'avère en fait inconfortable et manque de souplesse lors d'un usage quotidien.