La Grande Vadrouille est un film réalisé par Gérard Oury et sorti en 1966.
Le film suit les pérégrinations de personnages que tout oppose sous l'occupation allemande en France lors de la seconde guerre mondiale.
Cette œuvre culte est restée indétrônable au box-office français pendant près de 40 ans (18 millions d'entrées en salle) avant que le succès de "Bienvenue chez les Ch'tis" (2018) ne devienne le nouveau plus gros succès de l'histoire du cinéma français.
Truffée de scènes et de dialogues cultes, la Grande Vadrouille reste à ce jour une des comédies les plus abouties du cinéma de Gérard Oury : la scène irrésistible du quiproquo dans les bains trucs (turkish bath) étant un modèle du genre !
Synopsis :
En France occupée lors de la Seconde Guerre mondiale, un avion britannique est abattu par la DCA allemande au-dessus de Paris : les trois occupants de l'appareil sautent en parachute et atterrissent éparpillés à plusieurs endroits de la capitale.
Mais avant le saut final, les aviateurs se donnent rendez-vous aux bains turcs à la Grande mosquée de Paris.
Le premier (Reginald Brook alias Big Moustache) atterrit dans le zoo de Vincennes. Le directeur du zoo lui fournit des vêtements civils pour qu'il aille aux bains turcs sans attirer l'attention, tout en lui conseillant de raser sa moustache.
Le deuxième (Alan MacIntosh) tombe sur le toit de l'Opéra Garnier et se réfugie dans les appartements du chef d'orchestre Stanislas Lefort (Louis de Funès), une personnalité égocentrique, tyrannique et imbuvable qui gère son orchestre à la baguette !
A cette époque, l'audience de l'Opéra est essentiellement allemande : qu'importe, Stanislas ne fait pas de politique... il cherche avant tout l'excellence quel que soit son auditoire.
Mais le chef d'orchestre n'est pas pour autant un "collabo" convaincu : il fait donc le choix (plus ou moins forcé) de protéger son indésirable "visiteur" des griffes allemandes et accepte de se rendre en personne aux bains turcs.
Le troisième (Peter Cunningham) voit son parachute accroché à la nacelle d'Augustin Bouvet (Bourvil), un peintre en bâtiment en train de rafraîchir une façade juste à côté du quartier général de la SS. Repérés à la suite de la chute d'un pot de peinture, ils s'enfuient par les toits de Paris et se réfugient chez une jeune femme prénommée Juliette qui réussit à les cacher. Peter, blessé par balle lors de sa fuite, demande à Augustin d'aller à sa place aux bains turcs pour contacter ses compagnons : le peintre, naïf et bonne patte, accepte.
Dès cette scène des bains turcs, les destins de tous les protagonistes seront liés jusqu'au dénouement final...
La moto du film :
Parmi les multiples scènes culte, la course poursuite des soldats en side-car est mémorable ! Nos héros ordinaires tentent alors d'échapper aux Allemands en leur lançant des citrouilles depuis un camion bâché.
Les side-cars allemands sont sur une base BWM R75, le tout orchestré par le pape français des cascades : Rémy Julienne !