La sportive éco !
Lancée à la fin des années 1970, la Honda CB 250 RS incarne parfaitement une orientation de Honda de l'époque : proposer une moto légère, fiable et accessible tout en offrant un caractère sportif.
Produite entre 1978 et le milieu des années 1980, ce monocylindre 4T a séduit de nombreux jeunes motards européens.
Une alternative "light" aux bicylindres :
À une époque où les 250 bicylindres dominent encore le secteur, Honda prend le pari d'un monocylindre moderne : sa CB 250 RS reprend une partie de la technologie développée pour les motos d'enduro et de trail de la marque afin de créer une machine simple, légère et économique.
Avec un poids à sec inférieur à 130 kg, la moto offre une véritable maniabilité : son comportement routier vif et son entretien minimaliste plaisent aussi bien aux débutants qu'aux utilisateurs du quotidien.
Sobriété et élégance :
Avec sa silhouette fine et racée, elle a vraiment une bonne bouille cette 250 RS ! En premier lieu, son réservoir évidé épousant la forme des genoux.
A noter également les rétros ronds, les fourreaux de fourche noirs, les platines repose-pieds en alu ou encore l'échappement chromés terminé par deux silencieux courts : bref cette bécane, aux allures de petite rebelle, est très séduisante.
Un petit gabarit :
Eh oui, la taille de la moto fait plutôt penser à une 125 qu'à un mastodonte : autant te dire que, si tu fais plus de 1M60 au garrot, tu risques de te sentir comme un crapaud sur une boite d'allumettes !
Une motorisation moderne et performante :
La CB 250 RS est poussée par un monocylindre 4T de 248 cm³ et refroidi par air. Alimenté par carburateur et doté d'un arbre à cames en tête, le moulin développe environ 26 CV.
Certes, cette puissance peut sembler modeste aujourd'hui, mais associée à un poids maîtrisé, elle permet à la petite Honda d'offrir des performances honorables : la vitesse maximale se situe aux alentours des 135/140 km/h, tandis que la consommation reste particulièrement faible.
En outre, le moteur se distingue par sa souplesse, sa robustesse et sa capacité à parcourir de très nombreux kilomètres sans intervention majeure.
Partie-cycle et équipement :
La CB 250 RS s'appuie sur un cadre simple berceau acier associé à une fourche télescopique et deux amortisseurs arrière. Selon les années de production, le freinage est assuré par un disque à l'avant et deux amortisseurs filetés à l'arrière.
En fait, rien de révolutionnaire mais la bécane se doit d'être simple et économique.
Points faibles :
Le "petit" monocylindre manque singulièrement de couple : il n'est pas rare de devoir tomber un voire deux rapports pour rester dans les tours.
Le système de freinage (1 disque simple piston à l'avant + 1 tambour à l'arrière) montre vite ses limites en usage intensif/sportif : à l'AV, à défaut d'un double disque, un étrier double piston aurait été appréciable.
La légèreté de la machine et son manque de puissance rendent l'utilisation en duo aléatoire voire désagréable.
Une carrière discrète mais durable :
Bien qu'elle n'ait jamais connu le succès commercial des célèbres CB bicylindres, la CB 250 RS s'est forgée une solide réputation grâce à sa fiabilité et à son agrément de conduite. De nombreux exemplaires ont été utilisés quotidiennement pendant plusieurs décennies.
Aujourd'hui encore, elle attire les amateurs de motos japonaises vintage qui apprécient son authenticité, sa simplicité mécanique et son coût d'entretien réduit.
Crédits : presse publicitaire - Moto Plus n°4